Bernard Friot : La conférence qui décoiffe !

Ceux qui n’ont pu se déplacer jusqu’à Saint-Auban hier soir ( vendredi 25 février 2011 ) ont raté quelque-chose. En effet, on n’est plus exactement le même après cette soirée salubre à plus d’un titre. Nos habitudes de pensée, nos certitudes sont mises à mal.
On apprend qu’une posture révolutionnaire dit « OUI » à l’existant, ou plus exactement à ce qu’il y a de DEJA révolutionnaire dans le fonctionnement de nos institutions. Par institution, il faut entendre notre système si français des prélèvements sociaux.
Les prélèvements sociaux ne sont pas un impôt, car les caisses qui les collectent ne sont pas l’Etat.
Ces caisses ont été mises en place par le CNR au sortir de la guerre dans un réel souci de protection sociale. Ce qui veut dire qu’au lieu de se réjouir des exonérations qui allègent les coûts des entreprises, nous devrions militer pour leur augmentation.

On apprend que TOUTE la richesse produite l’est par le travail et que tout profit, dividende d’action…sont volés aux travailleurs. (Ca, on le savait déjà). Pour se débarrasser de ce système pervers, il faut interdire la propriété lucrative, c’est à dire toute forme de gain qui n’est pas acquis par le travail, y compris, par exemple, percevoir des loyers.

On apprend que le travail n’est pas défini par le fait d’avoir un emploi, mais qu’un retraité aussi, travaille dans la mesure où il exerce une activité utile quelconque, comme par exemple accompagner ses vieux parents dans la mort, ou aller chercher ses petits-enfants à l’école.
Le salaire afférant au travail ne doit pas être lié à un poste, mais à une qualification de la personne, qu’elle occupe ou non un emploi. La qualification s’obtient par l’expérience que chacun acquiert tout au long de la vie. Les salaires seraient versés par des caisses de prélèvements sociaux et non plus par l’employeur.

Il s’agit donc de prélever dans la richesse produite du pays une part croissante vers des caisses qui existent, qui ont parfaitement joué leur rôle pendant 50 ans, et que les capitalistes et leurs valets politiques veulent détruire. Nous devons militer pour exiger de nos dirigeants le maintien et le développement du système français, jusqu’à disparition de la sphère de la propriété lucrative ( l’argent qui fait des petits tout seul, sans richesse produite par le travail).

On apprend que la fonction publique EST un système révolutionnaire dans la mesure où elle assure un salaire à vie, lié à une qualification de la personne et non pas à l’occupation d’un poste.

Nous devons nous positionner comme les seuls producteurs de richesse du pays et à ce titre exiger un salaire lié à une qualification sur une échelle de 1 à 4 ( par exemple), un salaire à vie non lié à l’occupation d’un emploi. C’est un DROIT et non pas, un revenu d’existence, une aumône pour satisfaire nos besoins. Nous sommes des êtres de DESIR et non pas de besoin. Voilà ce que nous devons affirmer, car par notre travail, entendu au sens large de toute activité utile à la société, nous y avons droit.

Et si je ne suis plus la même en sortant, c’est que ce magistral magicien nous a fait la démonstration que C’EST POSSIBLE. Les outils sont déjà là, ils existent depuis plus de 50 ans ; il faut se battre bec et ongles pour les maintenir et les développer.

LA COTISATION SOCIALE EST REVOLUTIONNAIRE ET ANTI-CAPITALISTE !

Gigi

 

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