Goldman Sachs à la tête de la BCE ?

 voir mediapart.frPhilippe Ries

Sauf « accident démocratique » peu probable, le club informel des anciens de Goldman Sachs devrait enregistrer en juin prochain sa plus belle prise. Au terme d’un de ces «deals» entre maquignons politiques qui font le charme de la construction européenne, Nicolas Sarkozy a échangé le poste de président de la Banque centrale européenne contre le sort de quelques milliers de pauvres hères venus de la Tunisie libre avec le magnat de l’audiovisuel Silvio Berlusconi.

La France soutient donc officiellement la candidature de Mario Draghi, actuel gouverneur de la Banque d’Italie, à la succession de Jean-Claude Trichet dont le mandat à Francfort de huit ans non renouvelable expire le 31 octobre.

Certes, la «pieuvre géante» de Wall Street a déjà fourni nombre de responsables au gouvernement américain, dont récemment deux secrétaires au Trésor (les anciens patrons de Goldman Sachs Robert Rubin sous Clinton et Henry Paulson sous George W. Bush) mais il s’agissait de leur pays d’origine, les Etats-Unis, et d’un poste dont l’influence est bornée par les pouvoirs du Congrès.

Placer un «alumni» (ancien élève) de Goldman Sachs à la tête d’une institution fédérale (la seule dans l’UE) indépendante, qui gère la deuxième monnaie de réserve du monde pour plus de 300 millions d’Européens, a une saveur bien particulière. A ce propos, Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, a travaillé treize ans pour Goldman, dont William Dudley, patron de la Fed de New York (le bras armé de la banque centrale américaine), fut pendant dix ans le chef économiste pour les Etats-Unis. L’appétit vient en mangeant.

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