Le monde du nucléaire reste fermé aux regards extérieurs

Médiapart le 20 juin 2011 | Par Jade Lindgaard

Après le tremblement de terre d’Haïti, l’Agence nationale de la recherche française (ANR) a mis en place une procédure accélérée de sélection et de financement pour les chercheurs souhaitant travailler en urgence sur des événements inattendus et de grande ampleur: la «procédure flash». En toute logique, ce système a été activé à la suite du séisme japonais de mars dernier, en collaboration avec l’équivalent japonais de l’ANR, l’agence de la science et de la technologie (JST). Cet appel à projet (à lire en cliquant ici) «est ouvert à toute proposition de recherche en lien avec le tremblement de terre du 11 mars 2011, depuis l’analyse de l’événement sous tous ses aspects, jusqu’aux leçons à retenir en termes de prévention». A une légère réserve près: il exclut tous les sujets relatifs à l’industrie et à la sûreté nucléaire.

Certes, les missions d’expertise et d’enquête directement liées à l’atome ne manquent pas aujourd’hui, de l’AIEA à l’IRSN, sans oublier les recherches des associations, de Greenpeace à la Criirad. Mais cette exclusion a priori du nucléaire du champ des investigations que l’ASN propose de financer est d’autant plus frappante que l’appel à projet prend la peine de préciser que «l’appel à proposition est totalement ouvert, non thématique» et que «son champ couvre tous les domaines affectés par cet événement: tous les sujets relatifs à la catastrophe du 11 mars et à ses conséquences sont éligibles, notamment ceux portant sur l’analyse de toutes les données recueillies pendant cet événement et leur possible enrichissement par de nouvelles mesures».

Même après l’accident de Fukushima, le monde du nucléaire reste fermé aux regards extérieurs.

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