Areva rivalise d’incompétence avec les ignares du gouvernement

Des promesses, du pipo, du flan… et une situation toujours plus atomique

Sachez que la décontamination des quantités enormes des eaux constamment injectées sur  la centrale de Fukushima, ce sera pour… plus tard, plus tard, toujours plus tard…

Pourtant sur le site d’Areva on peut admirer de beaux dépliants en quadrichromie, le « docteur Areva », non seulement concoit et met en place des installations à toutes épreuves mais de plus assure le service après vente en cas de défaillances, qui bien entendu ne peuvent en aucun cas se produire.

L’ EPR finlandais ? Déjà un surcoût de 3 milliards et le chiffre de 6 milliards commence à circuler, plus et 3 ans de retard et il n’est pas prêt de démarrer. Tout simplement parce que c’est un machin aussi foireux que Superphénix qui nous a couté des milliards d’Euros.

Les ignares du Gouvernement : Eric Besson ne connait pas le dossier de la centrale de Brenillis ( déclaration de ce jour sur France Inter). Le présent scribouilleur du CRIC manosque n’est qu’un simple clampin, un arriéré des Basses-Alpes. Pourtant, lui sait que BRENNILIS est la première centrale de France où a été entreprise une procédure de démantèlement, toujours en cours, et dont on n’a pas fini de subir les conséquences… Cela fait simplement plus de 30 ans que cette verrue radioactive empoisonne la Bretagne. Dans le but d’éduquer notre ministre qui a quitté l’autre jour précipitamment les studios de M6, en gromellant «  je me casse, fait chier », et qui à expliqué ce matin sur France-Inter qu’il avait simplement un Eurostar à prendre je coupe/colle (et simplifie) un résumé de Wikipédia.

BRENNILIS : la première phase du démantèlement a été lancée en 1985 :

  1. décharge du combustible nucléaire ;
  2. vidange des circuits ;
  3. mise à l’arrêt définitif (autorisation de mise à l’arrêt signée le 9 août 1985,

Un « confinement sûr » sur place (sous un mausolée ou un sarcophage) n’est pas envisageable, pour des raisons liées, entre autres, à la nature du sous-sol (faille sous le réacteur) et à l’existence d’une nappe phréatique baignant l’enceinte du réacteur

La centrale de Brennilis était supposée être la première centrale nucléaire à subir un « démantèlement total » en France. « EDF et le CEA, les grandes entreprises et l’ensemble des intervenants ont déclaré leur intention de faire de cette opération une vitrine. » Ainsi s’exprimait en 1995 Christian Frémont, alors préfet du Finistère.

Incidents : Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2000, une montée de la nappe phréatique provoque une inondation dans la station de traitement des effluents. En janvier 2001, la centrale a connu un départ de feu dans un joint inter-bâtiment.

Avancement du démantèlement En 2005, la phase 2 étant pratiquement terminée, il restait les travaux de la phase 3 qui se situent dans l’enceinte du réacteur :

  1. démantèlement des échangeurs thermiques ;
  2. démantèlement du bloc réacteur ;
  3. démolition du bâtiment du réacteur nucléaire.

Cette phase 3 génère un nouveau type de déchets radioactifs issus du démantèlement et assez fortement actifs (dits FMA vie longue). Le stockage de ces déchets doit être temporairement assuré dans l’installation ICEDA, qui est en cours de construction par EDF sur le site nucléaire de Bugey, en attendant l’ouverture du site de stockage définitif, décidé dans le cadre de la loi dite « Bataille ».

La solution un temps préconisée d’attendre la décroissance de la radioactivité résiduelle de la cuve et des internes du réacteur pendant encore au moins 40 ans a été abandonnée au profit d’un démantèlement faisant largement appel à des moyens téléopérés (bras et engins robotisés pilotés à distance), permettant les travaux en zone contaminée ou irradiée. En réalité, ce changement de stratégie a été dicté par quelques principes de « bon sens » et selon les préconisations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) : profiter des connaissances des « anciens » ayant exploité les centres de production d’électricité d’origine nucléaire, la décroissance radioactive insuffisante pour se passer de moyens téléopérés, et en particulier pour la Centrale de Brennilis, la volonté d »un retour à l’herbe » dans le cadre du Parc Naturel Régional d’Armorique, et selon la volonté des élus locaux. Néanmoins, cette stratégie sera mise à mal par l’annulation du décret de 2006, suite à un recours des associations des opposants à l’énergie nucléaire (http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2007/Demantelement-Centrale-nucleaire-de-Brennilis) et également au cours de l’Enquête Publique qui en a suivi (cf. ci-dessous) pour les raisons principales : l’absence de motivation d’un démantèlement immédiat (cette stratégie de démantèlement immédiat étant pourtant demandée par l’ASN et l’AIEA), l’absence d’un centre de stockage des déchets nucléaires (aujourd’hui en construction dans l’Ain) et une connaissance insuffisante de l’état initial chimique et radiologique. Cette annulation du décret et l’avis négatif de l’enquête publique retarde le retour à l’herbe.

Décret de 2006, son annulation, et l’enquête publique de 2009

Du 27 octobre 2009 au 11 décembre 2009 (incluant une prolongation de 14 jours décidée au vu de la complexité des dossiers) ; le public a pu venir consulter les documents proposés par EDF et participer à l’enquête publique, via une réunion publique le 3 décembre 2009 et via un registre d’enquête mis à disposition dans 17 lieux d’enquête, ou en rencontrant un commissaire enquêteur (70 personnes environ l’ont fait). Un dossier était disponible sur le site Internet de la préfecture du Finistère (rubrique « actualités ») et rapport préliminaire de sûreté (RPS) était consultable à la préfecture et en sous-préfecture de Châteaulin. Selon le rapport de 2010, le public a apporté 104 observations

La CRIIRAD a réalisé en mars 2006 des prélèvements de mousses aquatiques à proximité de la centrale, derrière la STE (Station de Traitements des Effluents). On y trouve plusieurs éléments radioactifs provenant incontestablement de la centrale : césium 137 et cobalt 60, mais aussi, dans une concentration anormalement élevée, de l’actinium 227 (très radiotoxique) d’origine indéterminée . Une étude entreprise en commun par le laboratoire indépendant [21] et le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CEA (LSCE) a conclu à l’origine naturelle de ce dernier élément.

brennilisdemantellementdement.jpg

Film -documentaire-  Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre de Brigitte Chevet (2008, 58′).

 Wikimédia et wiki-commons

  1. (fr) ACRO – Toutes les études de l’ACRO à Brennilis sont en ligne
  2. (fr) Dossier complet sur le démantèlement de l’association Sortir du nucléaire Cornouaille.

DE TOUT CELA, ERIC BESSON N’EST PAS AU COURANT !

Maman j’ai vraiment peur !

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