La déroute absolue

Par Ludovic

ludovicfiaschi@gmail.com

Dans la rubrique leurs pensées et les nôtres, je m’amuse de mesurer l’effondrement de l’imaginaire mental » des libéraux, depuis le temps qu’on l’attendait. !

Lénine expliquait qu’une situation révolutionnaire c’est quand les demoiselles des postes (celles de l’époque) sont aussi révolutionnaires.

Quand ceux d’en haut ne savent plus comment gérer leurs affaires, car la cacophonie pour trouver des « solutions » entre l’Europe et les US, la FED, la BCE, etc. tourne à la déroute publique absolue …

On comprends que les « intellectuels organiques » de la bourgeoisie entrent en dépression, c’est un signe que, comme disait Gramsci, « ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant ».
Je vous propose en pièces jointes ce petit papier de Marc Roche publié par Boursorama qui titrait aujourd’hui : « les banques s’enfoncent à des niveaux jamais vus », les pauvres, elles ne vont même pas pouvoir attendre l’aide d’un fond financier public … 

Ce brillant penseur voit un paradoxe dans la connivence coupable de la social-démocratie (et de ses alliés permanents institutionnels) avec le « néolibéralisme ».
Quelle tartufferie pour le très libéral correspondant du Monde à la city pendant 20 ans qui a n’eu de cesse que d’encenser cette « modernité libérale décomplexé ».

Les milieux financiers et les transnationales ne remercieront jamais assez, la social-démocratie pour ses immenses services au capitalisme et l’entière liberté qu’elle lui a concédé pour exprimer sa rapacité illimitée… Jusqu’à précipiter cette crise catastrophique : financière, économique, sociale, politique, et je dirai presque surtout écologique, que nous voyons se dérouler sous nos yeux, encore aujourd’hui !

La démission du chef économiste de la Banque centrale européenne, l’Allemand Jürgen Stark, qui vient d’être rendue publique en est un dernier avatar.

Cette démission, fait éclater au grand jour les dissensions au sein de la BCE sur la gestion de la crise de la dette. Aux abris !

Pour « les » comprendre, on peut s’arrêter ici et lire la pièce en pdf
La déroute absolue dans Ecologie pdf rochecapitalismedelombreok.pdf

Pour les plus courageux, quelques commentaires

Faut-il s’offusquer de ce faux paradoxe et jouer encore les naïfs ?
Quelques rappels historiques !
En juillet 1914, la SFIO publie un manifeste « A bas la guerre ! Vive la république sociale ! Vive le socialisme international ! ».
Le 4 août 1914, les socialistes votent les crédits de guerre et le 26 août, ils rejoignent bien entendu le gouvernement d’ « union sacrée » (on trahit toujours pour une cause  supérieure à celle défendue auparavant).
Ils enverront des milliers d’ouvriers et de paysans socialistes français, s’entretuer avec des milliers d’ouvriers et de paysans socialiste allemands, dans cette effroyable boucherie de 14/18 de dix millions de morts, organisée au grand bénéfice des maîtres de forges.
Ne parlons pas trop de la scission minoritaire du congrès de Tours en 1920 des « socialistes » qui refuse l’adhésion à la III ème internationale de lénine et de trotsky.
Emmener par Léon Bum LA SFIO trahira les républicains espagnols, cet échec tragique ouvrira la voie à Hitler.
Du reste, le 10 juillet 1940, 170 députés socialistes votaient les pleins pouvoirs à Pétain, une suite logique !
Le capitalisme en cris trouvait « sa » solution pour la destruction massive de capital et de marchandises : 64 millions de morts.
Passons rapidement encore sur sa justification du colonialisme et sur les horreurs des exactions des armées coloniales françaises, « avec l’Algérie, la seule négociation c’est la guerre ! » et sur l’accompagnement fidèle à toutes les menées impérialistes américains (jusqu’à l’Irak et la Lybie),
Les petites visites serviles à l’ambassade américaine des petits marquis « socialistes » en pleine guerre d’Irak, révélées par weakileaks ne sont que pissettes de hamsters …

La capitulation idéologique des sociaux démocrates en générale et du parti socialiste en particulier est parfaitement démontré dans cet article de l’économistes Lordon.

http://www.fredericlordon.fr/textes/crise/refuses/pdf/Parti_socialiste.pdf

La question légitime que l’on doit se poser c’est : Le Parti Socialiste est-il un parti de gauche ?

Grâce à cette nouvelle trahison, appelons les choses par leur nom, une autre rupture avec les « idéaux » socialistes, un chercheur vient de démontrer que 147 grands groupes, par le réseau organisé que toutes ses dérégulations mondialisatrices ont permis contrôlaient l’économie mondiale.
Nous en avions l’intuition, cela est maintenant démontré avec des outils scientifiques d’analyse. Soit !
Juste pour confirmer que les saltimbanques qui nous « gouvernent » veulent nous gouverner n’ont plus de « pouvoirs ».

C’est là qu’il faut analyser, ce qui ne manquera d’étonner les historiens : le décalage stupéfiant entre la situation concrète de « crise systémique du capitalisme » l’analyse qu’en fait les éléments éclairés de la bourgeoise internationale. ( Roubine ? l’américain, a fait titrer le wall Street Journal ; « c’est Marx qui avait raison) et celle que produisent les socialistes et leurs alliés putatifs.
Bien entendu, cela aboutit à des propositions indigentes en décalage absolu à ce qui devrait être proposé pour une issue socialiste à la crise. Est-ce que c’est parce que ce petite monde considère qu’il est dans une autre temporalité avec les élections et que ces proposition ne passeraient pas dans les cadres institutionnel ?. C’est vrai, il faut être sérieux !

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