A Wroclaw, en Pologne, le grand cirque d’une tragédie grecque.

Communiqué de l’Agence Cépakon.org

de notre envoyé spécial G. Lasolution

Le Secrétaire au Trésor des États-Unis a fait tout spécialement le déplacement pour dicter au Européens la conduite à tenir sur ce qu’on nomme la crise de la dette grecque : Thimoty Geithner donc, en invité vedette super star à la réunion qui se tient toujours à Wroclaw en Pologne, un sommet des ministres des finances de l’eurogroupe, sommet de la dernière chance …
Egalement sur place, un bataillon de conseillers véreux, fidèles adorateurs du Dieu Marché, dévoués larbins de la Bourse et des paradis fiscaux, manient fébrilement leur calculettes, agitent les hypothèses les plus farfelues afin que les Grecs crachent au bassinet.
Pour l’Américain Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, c’est tout simple : à partir du moment où tous les pays se partagent l’ardoise , les banques consolident leur bénéf et l’Euro reste une valeur négociable.
Vous l’avez compris, le but est de sauver les spéculateurs ayant enfoncé la population grecque dans la mouise pour des décennies. Il s’agit de savoir à quelle date et sous quelle forme pourraient être débloqués les 8 milliards d’euros promis à Athènes lors du sommet de juillet. Ces 8 milliards constituant le premier volet d’une trappe de la dette dans laquelle la Grèce s’enfonce…
Et de promettre 109 milliards d’euros pour un second plan d’aide…
Et de construire une nouvelle usine à gaz genre FMI à l’échelle européenne…
Ce qui représente quand même un sacré paquet de pognon pour des pays qui pour la plupart sont déjà en récession.

Alors ?
Quelles montages financiers pour rassurer les marchés ?

Il s’agit également de saisir à la gorge la population afin que tous ces feignants-fraudeurs- de Grecs participent à la généreuse entreprise qui consiste à sauver les usuriers faisant joujou sur les places boursières de notre village monde.

Mais les dissensions au sein de l’Euroland sont aujourd’hui trop violentes pour que les différents pays membres du « Machin Europe » (pour employer l’ expression gaullienne d’Emmanuel Todd) se plient sans sourciller aux ordres de l’administration US.
Ni le FMI, ni le trésor américain, ni la BCE, ni Angela Merkel, Ni Nabopoléon n’ont pu rallier derrière leur banière en lambeaux les autres protagonistes.

Pourtant Georges Papandréou en a fait des tonnes : “les Grecs, ils vont casquer, jusqu’à la 7ième génération, promis, juré craché…” a t-il déclaré la main sur le coeur.

C’est l’impasse. Tout est bloqué. Panique à Londres, Wall Street, Zurich. Toutes les places boursières yoyottent.

Ce n’est plus seulement le vernis de façade systématiquement affiché dans ce type de sommet qui craque. C’est toute la finance mondiale qui tremble.

Apparemment – et c’est la grande leçon que l’histoire retiendra de Wroclaw- l’Oncle Sam n’a plus vraiment les moyens d’infléchir les décisions européennes.

“Washington peut se les garder, ses conseils, voire se les mettre où vous pensez… ”,. ont déclaré quelques malpolis… Le seul constat commun qui se dégage de cette première journée d’empoignade ( au grand désespoir de notre nabot national qui s’est encore pris les pieds dans le tapis…) est le suivant. :

Ce n’est pas un coup de tabac, c’est un ouragan, une tempête, un tsunami…

« Et si vous commenciez à mettre de l’ordre dans vos propres finances » a jeté, pince sans rire, au Secrétaire au Trésor des États-Unis un intrus déguisé en Coluche qui a réussi à tromper les forces de sécurité, et qui est reparti avec en poche dans son I-pod l’enregistrement des noms d’oiseaux que les participants de cette réunion ont quand même réussi à s’échanger.

Les pays dit émergeants , présents dans les couloirs, qui ont déjà engrangé un paquet de dettes européennes bien pourries, mûres à point pour faire couler leurs établissements bancaires, tiraient une sale tronche…

Certains participants de cette réunion de la dernière chance auraient même quitté la salle pour aller dégueuler dans les chiottes.

Ils n’ont pas, pour autant, réussi à mieux se faire entendre.

Osons le néologisme : ce fût, et cela sera encore aujourd’hui, une magnifique orchestration de la cacophonie politico-expertocratique.

Mais n’en doutons pas, un communiqué triomphaliste sera cependant rédigé pour clôturer cette mascarade. Car les services de propagande de la gouvernance économico-spéculative mondiale tiennent encore les armes médiatiques.

Plus sérieusement :

Qu’attendons nous pour sortir de l’euro ?

Il est temps d’imprimer de nouvelles monnaies dans tous les pays d’Europe.

Ces monnaies réflèteront la valeur des capacités de production des richesses matérielles réellement produites.

Ensuite, et ensuite seulement, nous pourrons penser à rebâtir un serpent monétaire européen tout en taxant la spéculation, c’est à dire toutes les transactions à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe.

Tant il est vrai qu’il n’y a pas de transaction financière qui ne soit pas aussi spéculative… surtout quand il s’agit de vendre et d’acheter du Pognon, et uniquement du Pognon.

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