LOCALISER RELOCALISER

Tordre le cou à un mythe : relocaliser n’est pas une mesure protectionnistepar Le Yéti - http://yetiblog.org/index.php?post/relocaliser-nest-pas-une-mesure-protectionniste

Ce qu’on peut nous soûler avec ce qualificatif de « protectionnisme », appliqué à tout ce qui fait mine d’échapper à leur mondialisme agonisant ! Surtout quand on sait qu’une bonne partie de la paralysie actuelle vient précisément de l’impossibilité de compter sur une décision internationale d’où qu’elle vienne.La Grande crise n’a jamais fait que sanctionner les dérives d’une mondialisation fantasmée. Je veux dire que la mondialisation dont on nous rebat les oreilles n’a jamais été que la prise de pouvoir des affaires du monde par le clan des plus forts.Au point même d’avoir vu ses principes inscrits dans certaines constitutions serviles comme le traité européen de Lisbonne. Les pays du vieux continent placés sous la férule instituée des marchés, avec une Banque centrale européenne échappant à tout contrôle, quelle illustration de l’émancipation démocratique !Aujourd’hui que leur rafiot prend la flotte, ceux-là tentent de diaboliser toutes les embarcations qui pourraient supplanter le leur et usent du rituel habituel des termes-épouvantails : protectionnisme, populisme, ringardisme…

Il n’y a jamais eu de G193

Il est vrai que la chienlit planétaire actuelle incite aux tentations de repliement sur soi, à ces pulsions régressives et répressives dont les extrêmes droites nationalistes de tous pays, notre cocardier Front National, le ministre Guéant et sa bande de préfets zélés à l’excès sont aujourd’hui les plus vibrants spadassins.

Mais assimiler toute tentative de relocalisation des activités humaines, en particulier le repositionnement des centres de décisions politiques ou économiques, avec du protectionnisme régressif relève, ou du formatage mental à la pensée unique, ou de la malveillance intéressée.

D’ailleurs qu’y a-t-il de plus protectionniste que ce système financier international avec sa batterie d’interdictions de lui interdire quoi que ce soit ?

De fait, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, il n’y eut jamais la moindre véritable décision communautaire internationale, y compris dans l’enceinte de l’Organisation des nations unies (ONU). Aucune des résolutions de celle-ci qui ne passa d’abord au tamis des quelques puissances disposant d’un droit de veto sur toutes les autres.

Et que dire aujourd’hui de la gestion carnavalesque de la Grande crise par nos impayables G8, G20, mais bien sûr jamais par un G193, c’est-à-dire par l’ensemble des États membres de l’ONU ?

Une relocalisation positive s’accommode des autres

À mesure que nous approchons du dénouement de la Grande crise, et après quatre ans d’égarements stériles, il est clair qu’aucune solution ne sera apportée à un niveau international par les dirigeants en place, ni même dans le moindre espace commun à des intérêts trop particuliers tel que l’UE.

Seule la relocalisation des centres de décisions politiques, mais aussi économiques, a quelque chance de parvenir, avec des élites nouvelles, à la reconstruction des tissus sociaux mis en charpie.

Plutôt que d’être de toute façon contraints par l’ampleur du chaos post-Grande crise, des mouvements volontaires et réfléchis de relocalisation des centres de décisions, serait-ce au sein des bons vieux pays à l’ancienne, auraient bien plus de chance de résister aux tentations protectionnistes.

Ces dernières n’ont rien à voir avec des relocalisations, mais avec l’exclusion égoïste et trouillarde de tout corps étranger. Une relocalisation positive s’accommode, elle, des autres, au point d’essayer de les rejoindre pour un bout de route ensemble une fois la machine enfin relancée.

Algérie : One blog away |
eric fevrier cantonales 2011 |
Le Blog de "l'Africain" |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | tropcesttrop
| LA PHILOSOPHIE (POLITIQUE) ...
| Le défi démo-cratique en Al...