Pour sauver le Crédit agricole, la Banque populaire, le Crédit mutuel, la Caisse d’épargne, la Société générale, Bnp parisbas, il suffit d’injecter 15 milliards d’euros…

L’Etat prêt à injecter 15 milliards d’euros

 N.B : L’agence de notation américaine Moody’s va abaisser jeudi d’un cran les notes de BNP Paribas et de Crédit Agricole et de deux crans celle de la Société Générale.

AFP 25/09/2011 – Extraits

  » Le gouvernement a soumis, mi-septembre, aux cinq principales banques françaises un plan qui visait à les renflouer à hauteur de 10 à 15 milliards d’euros, mais la proposition aurait été repoussée par BNP Paribas, rapporte dimanche Le Journal du dimanche. La réunion se serait tenue le 11 septembre à la direction du Trésor, à Bercy, avec des dirigeants de BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE et du Crédit Mutuel.

 Les représentants de l’Etat auraient alors soumis aux banquiers un schéma consistant à injecter entre 10 et 15 milliards d’euros dans ces établissements pour renforcer leurs fonds propres. « 

Note : pas d’accord ont répondu certaines banques comme Bnp paribas. Pour nous tout va très bien, circulez y’a rien à voir

Bigre ! 15 Mds d’€, où les trouver ?

Simple comme bonjour, il suffit d’aligner des colonnes de chiffres et de supprimer toutes les dépenses sociales, d’augmenter les prix et de bloquer les salaires. 

Décomposons le processus :

 1 – Inventer du pognon en alignant les lignes d’écriture (colonne débit).

2 – Mettre en garantie le travail que fourniront les laborieux pour des années des decennies (colonne crédit).

3 – Rogner les remboursements en jouant sur l’inflation et bricoler les statistiques afin de présenter une totale absence d’augmentation des prix en procédant aux nécessaires modernisations des indices.

4 – Socialiser l’ensemble des pertes dans un échevau de produits financiers mêlant inextricablement public et privé (ingénierie financière).

5 -Communiquer sur le thème de la saine gestion des finances publiques et multiplier les mégalo projets en jouant sur la fibre patriotique.

6 – Réserver les profits au bénéfice des établissements financiers et de leurs larbins.

7 – Matraquer que seule la crise est responsable des difficultés ponctuelles par ailleurs totalement périphériques.

8 – Chanter les louanges des courageux gestionnaires dévoués pour résoudre des tâches ingrates et les gratifier d’émoluments à la hauteur de leur dévouement.

9 – Dévaloriser les mesures prises hier et glorifier celles de demain, y compris et surtout lorsque les mêmes recttes sont appliquées sous des vocables différents.

10 – En résumé : le pognon est inventé au nom d’un travail à venir fourni par les populations. Les intérêts résultant de cette création monétaire sont versés aux établissements financiers qui ponctionnent les laborieux.

Mais si les laborieux ne disposaient pas des anges gardiens que forment les milices des financiers et leur bras armé, les politiques, les laborieux n’auraient pas de travail donc pas de sous… Aussi les laborieux sont priés d’honorer leurs sauveurs en glissant dans l’urne un bulletin de vote, démontrant par ce geste leur infaillible attachement et leur insatiable, infinie servitude.

NB : nous ne prenons pas ici en considération les emprunts d’Etat destinés à recapitaliser les banques afin de leur verser des intérêts, puis de relancer un nouvel emprunt supérieur au précédent une fois les fonds taris, système parfois dénommé pyramide de Pozzi ou montage Madoff. Fernandel, ministre des finances de Francois 1er dans le célèbre film éponyme nous en explique – avec l’accent – toutes les subtilités :

- comment rembourser l’emprunt ?… avec un nouvel emprunt !  CQFD.

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