Redémarrage du réacteur n°1 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin

Extraits  http://www.cartoradiations.fr/Tricastin.php 

 » Les faits : Le 4 mai 2011, un incident obligeait à l’arrêt d’extrême urgence du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin, soit seulement après 8 mois de fonctionnement après un précédent arrêt. Officiellement c’est une défaillance sur le système électrique principal qui a nécessité la mise en fonction immédiate du service de l’injection de refroidissement de sécurité.Le 2 juillet 2011 et paradoxalement pour un réacteur à l’arrêt, retentissait une forte détonation suite à un puissant arc électrique sur le transformateur principal de sortie du réacteur. L’origine de cet accident serait due à la fissuration, puis l’explosion d’une borne d’isolation en porcelaine du transformateur principal, il s’en suivit

un spectaculaire incendie alimenté par l’huile de refroidissement, ce qui généra un impressionnant panache de fumée noire suivant l’axe nord-sud dans la vallée du Rhône.

Le 19 septembre 2011, soit exactement 4 mois et 15 jours après son arrêt d’urgence, le réacteur n°1 a été remis en marche par EDF. « 

( … )

 » Contrairement à tout ce qui est écrit dans les multiples plaquettes en quadrichromie éditées par EDF, l’exploitant et les autorités ne maîtrisent rien du tout notamment en cas d’accident nucléaire majeur, toute la population riveraine sur zone sera impactée, dit autrement contaminée, voire directement irradiée.

Plus spécifiquement dans la vallée du Rhône en fonction des vents dominants, sur l’axe Lyon -Marseille il n’y aura jamais d’évacuation des populations, car cela est totalement impossible. Dire cette vérité c’est dire aussi que la population ne connaîtra jamais la vérité ! Ceux qui disent le contraire sont tous des désinformateurs, la preuve la plus récente en a été donnée ce 12 septembre 2011 lors de l’accident à l’Installation Nucléaire de Base (INB) SOCODEI à Marcoule. Nous avions des membres de l’organisation présents à midi dans un restaurant de Bagnol sur Cèze, dès les premières informations données par un pompier bénévole qui était présent dans le restaurant, ils ont assisté en direct à ce qui ressemblait à de la panique, d’ailleurs la salle s’est vidée en quelques minutes, globalement la population sur zone n’a jamais été informée, tous les témoignages le confirment.

Tous les plans ou organismes ad hoc ont prouvé à ce jour leurs totales inefficacités d’alerte pour la population, que se soit les PUI (Plans d’Urgences Internes aux CN) en liaison avec les autorités, ou les PPI (Plans Particuliers d’Interventions) mis en œuvre par les autorités pour l’information et la mise en sécurité des populations, ou les CLI Commissions Locales d’Informations, ou plus spécifiquement la CLIGEET dont l’acronyme signifie Commission Locale d’Information des Grands Équipements Énergétiques du Tricastin qui a tenu une réunion « du troisième type » le 7 juillet 2011 suite à l’accident du transformateur du réacteur n°1 (PDF]

Concrètement in situ la gestion de crise par les autorités, par rapport aux retours d’expériences réelles de l’accident de la SOCATRI [Rejet massif uranium] et plus récemment de celui de la SOCODEI à Marcoule ne peuvent que confirmer non pas les inquiétudes, mais la certitude que dans les conditions actuelles rien ne sera fait en cas d’accident majeur, pour non seulement informer la population dans les délais, mais aussi parce qu’il y aura impossibilité d’évacuation avant une possible contamination.

Jean-Pierre Charre, maire d’Orsan et vice-président de la Commission Locale d’Information (CLI) du Gard a été très explicite dans ses déclarations post accident concernant celui de la SOCODEI : « Je pense que cet accident doit servir de leçon en matière d’information et qu’il y a un sérieux retour d’expérience à faire », c’est peu dire sur l’état de la réalité.

La réalité c’est aussi ce 24 septembre à Avignon, dans la cadre de la démo anti-nuke des aossiactions et collectifs, un militant s’était équipé d’une véritable protection intégrale étanche NBC neuve, ceux qui étaient autour de lui ont constaté qu’il lui était difficile de tenir plus de 30/45 minutes, ceci est aussi révélateur qu’en cas d’accident nucléaire rien ne se passera comme prévu. Que personne ne s’y trompe, en cas d’accident nucléaire en France, cela sera exactement comme à Fukushima ou à Tchernobyl c’est la population avec les policiers chargés du service d’ordre qui seront contaminés et sacrifiés et non pas les responsables. « 

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