L’eau potable à Manosque : un marché juteux pour des requins dans les starting-blocks

Ce billet n’aborde pas les multiples problèmes soulevés par la gestion de l’eau d’irrigation du canal de Manosque qui fera l’objet ultérieurement d‘un article de fond.

Ce billet n’a d’autre prétention que de poser les termes du futur débat concernant l’eau du robinet.

Dans le cadre de la future communauté d’agglomération, en expansion constante et qui englobera sous peu le village de Sainte Tulle, d’importants et nouveaux projets de construction pavillonnaire sont étudiés sur la ville de Manosque et sa périphérie.

Le déficit de logement de notre petite région est récurant. On devrait donc logiquement se féliciter de tels projets. Malheureusement, le but de l’opération n’est pas de loger les Manosquins, mais de faire venir des populations du sud de PACA qui ne peuvent plus se mettre un toit sur la tête dans la ville de la bonne mère.

Une clientèle potentielle prête à débourser, arrive en flot continu.

Aux retraités qui viennent chauffer leurs vieux os au soleil de Provence, aux étrangers venus des différents pays membres de l’Union Européenne, attirés par la légendaire douceur du pays de Giono, s’ajoute le flux continu des populations de travailleurs temporaires, employés sur les chantiers importants,- pour ne pas dire gigantesques, mégalomaniaques, science fictionesques !- de la zone de Cadarache : le chantier ITER tout d’abord, mais aussi ceux du Réacteur Jules Horrowicz, et du RES .

Pour ITER un pic de 3000 personnes travaillant sur le chantier sera atteint en 2014.

Sans compter les ouvriers du bâtiment des résidences Bouyghes, Vinci et autres multinationales de la construction, qui lancent sans cesse de nouveaux programmes aussi prétentieux que bâclés et inabordables.

Cette afflux de nouveaux arrivants va inévitablement entrainer une conséquente augmentation de de la consommation d’eau potable -Il vaudrait mieux parler de niagaresque augmentation -.

Or, les réserves d’eau de la ville de Manosque, sont limitées

Pour ne pas dire exsangues.

En effet, il est aujourd’hui impossible de pomper l’eau dans le canal EDF. Les installations sont à l’arrêt depuis trop longtemps. L’eau croupie est devenue impropre à la consommation.

Quelqu’un peut- il m’expliquer pourquoi ces installations ont elles été abandonnées?

Il faudrait poser la question à EDF, (je subodore une question de gros sous…)

Retenez bien ceci : une grande partie des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques d’EDF arrivent à leur terme, elles seront cédées au marché privé dans un avenir proche (20/12/2013).

On peut donc facilement imaginer qu’en prévision de leur cession, les coûts d’entretien de certaines, ont été réduits au maximum. Quoi de plus MAXIMUM que l’arrêt complet, d’où le croupissement de l’eau qui stagne, privant ainsi la population de réserve importante d’eau ?

Une solution est envisagée par les maires de la communauté de communes : créer une installation de pompage dans le Verdon, à Vinon, assorti d’un réseau de transport jusqu’à Manosque.

Le tout bien évidement confié au privé et donc à l’une des deux multinationales de l’eau.

A notre connaissance, il n’est pas prévu de s’enquérir de l’opinion des Manosquins.

Il ne nous restera qu’à ouvrir notre porte monnaie, à régler les augmentations conséquentes de factures d’eau ainsi que celles de nos impôts locaux !

Pour le plus grand profit des actionnaires de Véolia ou de Suez.

C.R et A.B

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