Un document secret de la BCE : la lettre de Mario Draghi et Jean-Claude Trichet au gouvernement italien.

Peut-on décemment parler de gouvernement italien quand il n’y a de pouvoir concret que dans la « gouvernance » de la BCE régentée par Mario Draghi l’homme de Goldman-Sachs.

Rapide profil de Mario Draghi

 Ex gouverneur de la Banque d’Italie, nommé par le président du conseil Silvio Berlusconi, il est désigné le 16 mai 2011 par l’Eurogroupe pour présider la Banque centrale européenne

Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. Le 24 juin 2011, les chefs d’État et de gouvernement européens l’ont formellement nommé, lors d’un Conseil européen, à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).

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Mario Draghi succèdera à Jean-Claude Trichet qui quittera son poste fin octobre 2011.

Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d’intérêt : contre rémunération, la banque d’affaires Goldman-Sachs a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de » l’inventivité comptable ». Mario Draghi a évidemment nié toute implication dans l’affaire. 

Résumé de l’article paru dans le Corriere Della Serra du 29 septembre reprenant la lettre du 5 Août 2011 de Mario Draghi et Jean-Claude Trichet au gouvernement italien.

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne du 4 août a discuté de la situation sur les marchés italiens des obligations d’État. Le Conseil d’administration estime qu’un appui aux autorités italiennes est essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs. … Les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro réunis lors du Sommet du 21 Juillet 2011 ont conclu bla…bla…bla….

 Concrètement,il s’agit :

* d’accroître la concurrence, dans les services*

 de soutenir la compétitivité des entreprises

 * de la libéralisation complète des services publics locaux et des services professionnels

* de privatisations à grande échelle

* de la modification des règles régissant l’embauche et le licenciement des salariés

* de réductions des dépenses dans le système de retraite complémentaires

* d’ aligner l’âge de la retraite des femmes dans le secteur privé pour les employés publics

* de réduire le coût des salariés du secteur public, en réduisant les salaires.

* de coupes horizontales sur les dépenses discrétionnaires.

* de la refonte de l’administration publique bla bla bla…(notamment dans la santé, l’éducation et les systèmes judiciaires) et économies d’échelle dans les services publics locaux…  Lire l’original (en italien)

http://www.corriere.it/economia/11_settembre_29/trichet_draghi_inglese_304a5f1e-ea59-11e0-ae06-4da866778017.shtml?fr=correlati

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