Education à la précarité et à la résignation

Ecole : après 11 jours de stage, je suis la maîtresse de 28 enfants

Extraits du témoignage publié sur http://www.rue89.com , le 5 Octobre

Depuis septembre, je suis la cobaye d’une nouvelle formation encensée : le master 1 « enseigner en école élémentaire et maternelle », proposé par Luc Chatel. Moi qui pensais m’approcher du métier tant désiré, je me retrouve dès le départ face à une administration kafkaïenne. (…)

Après une licence de lettres modernes, je décide de m’inscrire en master, dans l’objectif de préparer le concours de professeur des écoles. Lors de mon inscription, le site de l’IUFM propose un « master enseignement en alternance ». (…)

Trois jours sont consacrés à notre préparation, avant la rentrée des classes. Trois jours où nous nous retrouvons face à des formateurs et des représentants de l’académie démunis, sans plus d’informations sur le déroulement pratique de l’année. (…)

Le 22 septembre, le bulletin officiel paraît : j’apprends que nous ne serons pas contractuels comme l’indiquait notre convention de stage mais vacataires. De plus, notre rémunération s’élève finalement à 20,64 euros brut horaires, soit 3 600 euros brut annuel.(…)

Après onze jours en stage d’observation, nous sommes selon le ministre prêts à gérer une classe et toutes ses problématiques : des élèves parfois pas faciles, en difficultés scolaires et conscients eux-mêmes de notre inexpérience.(…)

Aujourd’hui, je me pose encore la question de savoir si je poursuis ou non cette formation. Lors de notre inscription, les formateurs nous ont prévenus que la masse de travail demandée cette année ne permettra pas de travailler à côté. (…).

En route vers une précarité à vie ? L’Etat forme ses futurs vacataires, serviles et toujours disponibles. (…)

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