Présidentielles 2012 – François Hollande, un candidat inapte à rompre avec le néo-libéralisme

Depuis les années 1970, le monde occidental s’est engagé résolument dans la voie néolibérale théorisée par des économistes comme Friedman ou Hayek. L’idéologie économique qui la sous-tend, appelée le « monétarisme », s’est imposée en quelques années comme l’inspiratrice principale des politiques monétaires européennes, et inflige aux populations des thérapies de choc visant à « restructurer » les finances publiques et les dettes des États.

Ainsi les néo-libéraux réduisent-ils sans cesse les dépenses de protection des citoyens, augmentent jour après jour leur dette pour payer les intérêts de cette dette exponentielle, multiplient les réformes, c’est à dire démolissent les services publics, baissent les impôts des plus riches, et se démènent pour lutter contre l’inflation afin que les rentiers conservent leur suprématie. La libéralisation de l’économie et les ouvertures commerciales accélérées entre pays ont entrainé la libre circulation des capitaux et des marchandises. La dérégulation de la finance a eu pour conséquence de lui donner les pleins pouvoirs. La politique économique(la politique se résume en Sarkozie à « rassurer les marchés» pour ne pas perdre le « triple A » hexagonal, une note que notre pays de toute façon ne va plus conserver bien longtemps…) reste strictement « communicationnelle »

Ce qui permet à 90 % de nos concitoyens de déclarer «  l’économie, je n’y comprends rien » ou encore «  c’est toujours les riches qui empochent et les petits qui trinquent » couplet favori de Madame Michu, de sa mère, de sa grand mère, de ses enfants et petits enfants.

Dans la course à l’adaptabilité vers la mondialisation, la gauche et la droite françaises avec la marche vers l’Euro, puis l’Euro, ne se sont absolument pas distinguées des néo-libéraux, durant plus de trente ans, des années 70 aux années 2000. Seul l’emballage langagier de lyriques discours, auraient voulu nous faire croire à un clivage droite-gauche.

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L’idéologie économique occidentale au sein de la classe politique « gouvernant » en alternance – toutes tendances politiques confondues – voudrait que l’argent dégagé par les exportations serve à développer le marché intérieur, marché par ailleurs insolvable puisque les fruits du travail retournent au capital et que les populations voient leur pouvoir d’achat diminuer.

Aussi les gouvernements empilent-ils des « réformes », redistribuent-ils quelques miettes, s’auto-congratulant lorsque pour 10 emplois détruits par le libre marché, ils créent un demi sous-emploi disqualifié, très temporairement subventionné, pour calmer le bon peuple qui de temps en temps va faire du tourisme vers les urnes électorales.

Le nerf de la guerre économique, en d’autres terme le Pognon ou le Capital, est sous contrôle des places boursières. Qui ne contrôle pas « la Bourse » « Les marchés », « le Capital » …. (et puis zut, appelez cela comme vous voudrez…) ne contrôle rien.

François Hollande s’il est élu en 2012, aura à peu près autant de pouvoir qu’un soldat de deuxième classe au sein de l’Etat major des maréchaux d’ Empire.

Certes, depuis 2005, nous sentons un léger frémissement du coté de la gauche de la gauche dans la classe politique. Certes, depuis 2008, une tendance minoritaire à gauche gagne – lentement – de l’influence. Lentement, très lentement. Combien de voix Montebourg a t-il fait au premier tour, rappelez-le moi, une élection chassant l’autre, j’ai oublié…

Le 16 octobre 2011, François Hollande est encore censé incarner les espoirs de changement, « dans un socialisme de l’ajustement ». Mais son seul projet est de permettre à « la France » ( c’est quoi ce machin?) de « s’adapter à la mondialisation » pour reprendre l’expression d’Arnaud Montebourg.

A droite, c’est encore pire. L’aveuglement reste total, absolu, sidéral !

La reprise du contrôle de la création monétaire par le pouvoir politique est une tâche sans doute trop ardue à entreprendre pour nos mollassons hollandais et autres socialistes de salon.

Il n’est même pas question en leur rang de tenter d’imaginer une seule seconde une telle perspective, qui reste tragiquement hors de leur portée conceptuelle et de celle de l’immense majorité des militants et sympathisants socialistes.

Les résultats des élections de la primaire socialiste, sont à cet égard, sans appel.

A.B

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