Fessenheim et Stocamine en ligne de mire

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La centrale nucléaire de Fessenheim et Stocamine ont fait l’objet d’interventions diverses hier, à Colmar, à l’occasion de l’assemblée générale d’Alsace Nature 68.

La centrale de Fessenheim « en fin de vie » focalise la mobilisation des opposants à l’énergie nucléaire. Photo Thierry Gachon

Concernant la centrale nucléaire de Fessenheim dont les deux réacteurs sont à l’arrêt depuis trois mois, le bilan des manifestations et autres mobilisations citoyennes depuis la catastrophe de Fukushima au Japon montre que les Allemands auront été les plus actifs à montrer leur détermination anti-nucléaire, selon Gilles Barthe. À titre d’exemple, 250 000 personnes ont manifesté à Berlin, Munich, Hambourg et Cologne le 26 mars, 60 000 personnes à Stuttgart le 12 mars, contre 20 000 personnes sur les six ponts alsaciens le 25 avril.

« J’attends avec impatience une manifestation sur le thème des économies d’énergie », a espéré un militant présent dans la salle du Musée d’histoire naturelle de Colmar où se tenait l’assemblée générale. Et Jacques Muller, élu alsacien d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), de conseiller d’attaquer (dans la perspective de la campagne des présidentielle en 2012) « le mythe de l’indépendance nucléaire, en sachant que cette industrie est dépendante de l’uranium et de nos voisins allemands à qui l’on achète chaque année de l’électricité. Mais la question n’est pas : ‘‘Comment va-t-on sortir du nucléaire ?’’, mais plutôt : ‘‘Va-t-on repartir pour un nouveau cycle ?’’, car l’ensemble du parc français est en fin de vie. Il ne faudrait surtout pas relancer un nouveau cycle et nous [EELV], nous avons les arguments économiques pour ça. »

Le cas de Stocamine a été clairement exposé par Jean-Paul Barberot, par ailleurs membre du collectif Destocamine réunissant notamment Alsace Nature et des syndicats de mineurs. Il a fait le point sur la situation, rappelant que la position d’Alsace Nature est claire : il faut sortir les 44 000 tonnes de déchets qui menacent de contaminer, dans un laps de temps encore indéterminé, la nappe phréatique qui s’infiltre dans plusieurs puits, lesquels communiquent avec les galeries Joseph-Else, Max, etc. « Tout va se remplir d’eau, croit savoir Jean-Paul Barberot. Mais ‘‘rassurez-vous’’, ça ne se passera pas demain. Plutôt dans 100, 200, 300 ans, personne ne peut le dire exactement… »

Michel Breuzard, président d’Alsace Nature 68, s’est fait un malin plaisir d’affirmer que le préfet, présent lors de la réunion publique du 14 octobre, à Wittelsheim, aurait été « impressionné » par l’attitude des 350 personnes, une assistance « acquise » à la cause de l’association. Et de rappeler avec ironie que la « solution écologique » proposée pour éviter la contamination du plus grand réservoir d’eau potable d’Europe serait de placer des bouchons aux extrémités des galeries, une vingtaine au total, de 20 mètres de long chacun, de 5 mètres de large et de haut, soit un coût estimé à 50 M€ (millions d’euros).

Selon Jean-Paul Barberot qui rapporte un échange avec des services de l’État (la Dreal), les coûts de stockage et de retrait des 44 000 tonnes seraient estimés aujourd’hui à 100 M€. « Heureusement que l’incendie a eu lieu !, s’est écrié un homme dans la salle. Parce que sinon, ce serait 400 000 tonnes qui auraient été stockées. Il faut exiger le destockage. »

Durant cette assemblée générale, une motion a donc été proposée, appelant à refuser « la solution d’un stockage à durée illimitée des déchets. Ce serait la pire des solutions pour les générations futures. »

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/10/30/fessenheim-et-stocamine-en-ligne-de-mire

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